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Communiqué  de presse: mécontentement chez les médecins généralistes (11.12.2005)

 

 

Association des médecins de Vielsalm-gouvy-lierneux     Tel : 0495/51.95.01 E-Mail : igne@tiscalinet.be  ou  delcodoc@tiscali.be

 

Les médecins généralistes de la région de Vielsalm-Lierneux-Gouvy ont décidé de faire grève le mercredi 21 décembre prochain. Il s’agit d’un mouvement spontané qui n’a pas encore obtenu le soutien de leur syndicat. Ces médecins espèrent entraîner dans leur mouvement leurs confrères d’autres régions de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. Des contacts positifs ont déjà été pris avec des confrères flamands qui les ont assurés de leur soutien.

A l’origine de cette grève, on trouve un contrôle INAMI d’un médecin de la région, estimé de tous ses confrères et consœurs. Ce médecin a prescrit, à 16 patients, le Spiriva destiné à traiter les bronchopathies chroniques obstructives graves. Trois de ces patients présentant les critères cliniques exigés n’ont pas été envoyés chez le pneumologue pour effectuer un acte technique prouvant les symptômes par ailleurs évidents. Les inspecteurs ont imposé au médecin de rembourser les boîtes prescrites en menaçant, s’il ne s’exécutait pas, de surveiller toute sa prescription, de suspendre son accréditation et de le soumettre à des amendes importantes. Dans les régions à faible densité d’hôpitaux, imposer à certaines personnes non motorisées de passer ces coûteux examens peut les dissuader d’adopter le traitement le plus efficace. La nécessité de ces examens n’étant pas prouvée, il est permis de s’interroger sur l’utilité d’une telle mesure : veut-on pousser les plus faibles et les plus démunis à renoncer à des traitements dont l’efficacité est démontrée ?

Il semble y avoir un large consensus auprès des médecins de terrain pour dénoncer la politique de santé des gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs années. De nombreux médecins ressentent celles-ci comme une tentative de déstabilisation de la profession et une manière d’en empêcher l’exercice efficace et serein. Rudy Demotte, notamment, est soupçonné de vouloir réduire les médecins généralistes au rôle de simples exécutants, privés de toute liberté thérapeutique et chargés de remplir des formulaires administratifs en appliquant aveuglément des règles abstraites conçues par des fonctionnaires sur base de statistiques contestables. On semble vouloir réduire le dialogue privilégié entre le médecin et son patient à une procédure administrative et impersonnelle.

De telles mesures ne peuvent se justifier par des impératifs budgétaires. Au contraire. Bien souvent le diagnostic d’un généraliste qui connaît bien son patient sera plus rapide et plus économique que l’envoi dans un centre hospitalier où une batterie de coûteux examens aboutira au même résultat.

Le peu de considération dont bénéficient les médecins généralistes de la part des autorités administratives et politiques semble en totale opposition avec la confiance que la plus grande partie de la population témoigne à l’égard de son médecin traitant. Il n’est pas étonnant que moins d’un diplômé sur trois choisissent encore la médecine générale.

Les médecins tiennent à rappeler que leur rôle est de poser un diagnostic médical et de conseiller leur patient, non de se transformer en ronds de cuir appliquant aveuglément des procédures administratives.

Au delà d’une légitime revalorisation de la médecine de première ligne et des actes intellectuels, ils dénoncent l’hospitalo-centrisme qui génère de nombreux actes techniques inutiles et coûteux. De nombreux médecins généralistes attribuent le déficit du budget soins de santé au système de financement des structures hospitalières qui doit impérativement être réformé.

Les médecins généralistes de la région de Vielsalm-Lierneux-Gouvy exigent l’adoption de l’amendement Simon qui précise que tout médecin suspecté soit préalablement entendu, que l’instruction des dossiers ait lieu au cabinet même du médecin, que ce dernier puisse disposer d’une copie de toutes les pièces du dossier, et que le droit à la présomption d’innocence et à la présence d’un conseil soient respectés. En absence de ces dispositions, les médecins sont soumis à un inadmissible arbitraire.

Les médecins de Vielsalm-Lierneux-Gouvy dénoncent avec vigueur la manière inadmissible dont leur consœur a été traitée et lui apportent leur total soutien. Ils appellent les autres médecins de Belgique à se joindre à leur mouvement de protestation.

 

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